Ojos del Salar
Samedi premier octobre.
Fatigués de notre journé de la veille, nous passons une matinée très calme entre les hamacs de notre hotel, nos guides et nos lectures. Après avoir vu un beau salar, nous aimerions voir une belle lagune. Même scénario que jeudi soir, nous consultons toutes les agences qui proposent les mêmes tours aux mêmes heures. C'est pas que nous sommes allergiques aux touristes, mais bon, on préfère toujours éviter les masses! Nous terminons notre promenade chez Maxim Adventure qui propose, pour l'après-midi, un tour intitulé "Ojos del Salar". Nous voyons à nouveau de magnifiques photos... de gens se baignant!
Nous allons chercher nos maillots et embarquons à bord de la même camionnette, toujours avec notre cher Juan Carlos. Cette fois, nous sommes une ptite dizaine. Nous nous dirigeons vers le Salar d'Atacama et sommes contents de le voir quand-même. Il n'a rien d'exceptionnel, hormi que c'est le plus grand du pays. D'ailleurs, si je ne me trompe pas, il a une superficie de 300000 km carrés!
Le paysage n'a rien de marquant: plat, sec et bordé par la Cordilière des Andes à l'est et celle de Sel à l'ouest. Nous atteignons une première lagune et sautons dedans, réjouis de pouvoir nous baigner en plein désert! Mais Dimitri sort aussi vite qu'il est rentré: l'eau est glacée! Moi je persiste et trouve des zones d'eau tiède. Ce qui est étonnant, c'est que nous pouvons flotter! Comme le disait Marcello de l'agence, c'est la Mer Morte chilienne! Hors de l'eau, nous sèchons très vite grâce au Soleil et nous appercevons que nous sommes tout blancs...de sel! Tout ce que nous touchons le devient aussi. Nos sacs s'en souviendront longtemps...
Nous poursuivons notre route et nous arretons au bord de deux petits trous ( les yeux du Salar!) d'eau bordés de roseaux ( en tout cas, ça y ressemble). Ici, seul le suisse de notre groupe plonge. Nous jouons les professionnels et prenons plein de photos en cherchant à rendre au mieu la beauté du lieu.
Troisième arrêt-baignade au bord d'une grande lagune peu profonde. Nous chaussons des tongues, indispensables car le sol est couvert de sel. Dimitri en fait la douloureuse expérience... Une de ses tongue lui échappe, il glisse et se ratrappe avant de tomber entier dans l'eau. Puis continue sa promenade avant de se rendre compte que l'eau qui l'entoure est rouge... Chacun de ses orteille a une grande entaille! Juan Carlos est agité, le rince à l'eau douce (oui, le sel c'est bien pour désinfecter, mais qu'est-ce que ça pique!!!) et lui emballe chaque orteille soigneusement dans un bandage improvisé. Nous goûtons et reprenons la route du retour!